culture
Le 7e art retrouve des couleurs
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le 18 février 2011
actualités
France-Tunisie: je t'aime, moi non plus
par Akram Belkaïd,
le 17 février 2011
actualités
Le Maouloud 2011 au clair de la lune..., comme au village!
par Slate Afrique,
le 16 février 2011
Le soir d'Algérie
Les flux de capitaux illicites appauvrissent l'Afrique
le 16 février 2011

Si les aides financières qui arrivent en Afrique étaient à la hauteur des capitaux qui en sortent illégalement, l’économie du continent se porterait beaucoup mieux.

Le quotidien Le Soir d’Algérie fait état d’une fuite massive de capitaux du Sud vers le Nord, comparable à «un processus centrifuge de flux de capitaux (qui) n’arrête pas de nous appauvrir».

Le think thank (groupe de réflexion) américain Global Financial Integrity (GFI) parvient à la même conclusion:  

«Les flux de capitaux illicites sortant d’Afrique ont représenté en moyenne 29 milliards de dollars (environ 21,3 milliards d’euros) par an entre 1970 et 2008 (hors inflation), tandis que l’aide extérieure ne se montait qu’à 18 milliards (13,2 milliards d’euros)

Les prévisions ne sont pas des plus optimistes au vu des agrégats livrés par le Fonds Monétaire International (FMI). Ainsi, «Les montants des transferts illicites cumulés depuis 2011 représentent deux fois la dette extérieure du continent».

Le rapport Illicit Financial Flows from Africa: Hidden Resource for Development (Flux de capitaux illicites en Afrique: des ressources cachées pour le développement) publié par le GFI en mars 2010 étudie les causes et les conséquences du phénomène.

A titre d’exemple, les cinq pays les plus concernés sur la période 1970-2008 seraient le Nigeria (66 milliards d’euros), l’Egypte (52 milliards d’euros), l’Algérie (19 milliards d’euros), le Maroc (18,45 milliards d’euros) et l’Afrique du Sud (18,3 milliards d’euros).

Lu sur Le Soir d'Algérie, Global Financial Integrity

société
Côte d’Ivoire, le moustique et le testicule
par Damien Glez,
le 18 février 2011
actualités
La bataille des Facebookiens a commencé
par Ali Amar,
le 17 février 2011
Mother Jones
Moubarak entretenait son yacht avec l'aide militaire américaine
le 16 février 2011

Les aides militaires accordées par les Etats-Unis au régime de Moubarak auraient considérablement servi les intérêts personnels du président déchu. Son yacht de 145,7 mètres baptisé Freedom (Liberté), 5e du classement mondial des yachts personnels les plus longs, aurait bénéficié des largesses financières de l’aide américaine pour être remis à neuf.

D’après le site Mother Jones (un magazine de la gauche américaine), l’aide militaire annuelle de Washington à l’Egypte est estimée à 1,3 milliards de dollars (960 millions d’euros). A l’endroit des investissements destinés à renforcer l’armée égyptienne, le site révèle qu’«en 1999, la US Navy a approuvé le fait qu’une partie de l’aide militaire du Congrès serve à la modernisation du Freedom […] à hauteur de 645.480 dollars (476.600 euros)».

Avec un rapport publié en 2003, l’inspecteur général du département de la Défense est le premier à attirer l’attention sur le détournement de ces fonds. Une partie de ceux de la Navsea (la direction technique de la marine américaine, dont l'objectif principal est la construction et l'entretien les bâtiments de guerre et la frégate américaine) a servi «aux travaux d’entretien sur le yacht présidentiel ainsi que pour d’autres dépenses non spécifiées», rapporte-t-il.

Le clan Moubarak se défend de tout détournement, étant donné que le Freedom n’est pas un bien privatif mais un «vaisseau d’entraînement de l’armée égyptienne». Le rapport d’enquête considère au contraire le Freedom comme «une pièce du musée, un bateau d’Etat destiné au plaisir et aux fêtes du président».

L’aide militaire américaine pour l’Egypte date de 1979, au moment du traité de paix conclu avec Israël. Après ce dernier, l’Egypte est le pays qui reçoit le soutien financier américain le plus improtant, avec 2 milliards de dollars annuels (1,47 milliard d'euros) —dont 65% reviennent à l’armée.

D’après Al Jazeera, le gouvernement  américain aurait commencé à réévaluer son aide militaire à l’Egypte dès fin janvier, au début des manifestations.

En 2009, Ahmed El-Sayed El Naggar, économiste à la Fondation Al-Ahram au Caire (qui possède l'hebdomadaire égyptien du même nom), écrivait pour la Fondation Carnegie pour la paix internationale:

«ces fonds ne sont pas destinés à renforcer le pouvoir de l’armée égyptienne contre une menace extérieure […]  mais plutôt à renforcer la sécurité intérieure du pays et la capacité du régime à faire face aux mouvements populaires».

Un argument développé par l’économiste William Easterly dans le quotidien britannique le Guardian. Sa théorie du «secret inavouable» du «système des aides internationales» dénonce l’indifférence des pays donateurs quant au caractère répressif des régimes qu’ils soutiennent.

«L’aide étrangère pour le régime de Moubarak a largement soutenu le gouvernement dans les affrontement avec les manifestants.»

Le Guardian ajoute que la police anti-émeute égyptienne avait des pistolets à gaz lacrymogène fabriqués aux Etats-Unis.

Al Jazeera ajoute que le 28 janvier 2011, un câble de WikiLeaks révélait une «frustration de la part des officiers de l’armée égyptienne qui pensent que 1,3 milliard de dollars, ce n’est pas suffisant».

Lu sur Mother Jones, Al Jazeera, The Guardian

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le 18 février 2011
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Olivier de Gandt

Olivier de Gandt. JOurnaliste français, spécialiste des nouvelles technologies.