Adrien Hart

Adrien Hart est journaliste, spécialiste de l'Afrique.

société
Moubarak à frites
par Foreign Policy,
le 23 mai 2012

Foreign Policy

Les articles signés Foreign Policy ont d'abord été publiés en anglais sur le site Foreign Policy, magazine en ligne américain de Slate Group, spécialisé dans les affaires étrangères et l'économie.

i09
NIGERIA - Quand l'astro rend schizo
le 2 février 2011

Voici une nouvelle découverte qui risque (ou non) de bouleverser la science. Des chercheurs de l’University College Hospital (Nigeria) auraient établi un lien de cause à effet entre les caractéristiques astrologiques d’un individu et sa prédisposition à la schizophrénie.

Le site io9, qui a déniché cette étude scientifique, explique que celle-ci repose sur l’analyse de 221 individus atteints de schizophrénie et de 112 personnes «normales» à travers leurs dates de naissance. Il en ressort que l’interaction avec les planètes et la phase de la lune au moment de la naissance aurait un impact sur notre santé mentale.

Comme on peut lire dans l'extrait publié sur le site de la Bibliothèque nationale de médecine des Etats-Unis:

«L’influence du soleil chez les schizophrènes augmente leur tendance à avoir un signe astrologique associé à l’introversion […].  Une proportion significative de schizophrènes serait plus sous l’influence de mars —symbole d’agressivité—que les individus normaux lorsqu’ils sont d’un signe dit ouvert».

Les scientifiques se disent «confiants»: ils pensent que «leurs recherches trouveront leur place dans les suppositions des astrologues sur la question de la schizophrénie». Néanmoins, s’il s’avère que l’astrologie peut devenir un bon indicateur de la santé mentale d’un individu, les «résultats actuels restent pour le moins hasardeux», comme le rappelle io9.

Malgré le caractère pour le moins insolite d'une telle recherche, l'université d'Ibadan, située dans le sud-ouest du Nigeria, est l'une des plus réputées d'Afrique noire. Dans les années soixante-dix, cette université anglophone accueillait de nombreux enseignants venus du monde entier, notamment des Etats-unis.

L'écrivain nigérian Wolé Soyinka, le premier africain à avoir remporté le prix Nobel de littérature (en 1986), a longtemps enseigné à l'université d'Ibadan. Il y a même créé la première société secrète des universités nigérianes, s'inspirant du modèle en vigueur dans les campus américains.

Lu sur i09

RFI
CENTRAFRIQUE - Le président François Bozizé réélu dès le premier tour
le 2 février 2011

La commission électorale indépendante (CEI) a annoncé le 2 février les résultats du premier tour de la présidentielle du 23 janvier en Centrafrique, rapporte RFI.

Selon la CEI, le président sortant, François Bozizé serait réélu dès le premier tour, avec 66% des suffrages. Son principal rival, l’ex-président Ange-Félix Patassé n’aurait obtenu que 20% des voix. Troisième candidat de poids: l’ex-Premier ministre, Martin Ziguélé, doit lui se contenter d’un modeste 6% des suffrages.

Mais ces résultats sont déjà contestés par l’opposition. Martin Ziguélé a lancé: «Le hold-up est à présent consommé», et pour sa part, Ange-Félix Patassé affirme qu’il déposera un recours devant la Cour constitutionnelle. Lors de la présidentielle de 2005, François Bozizé ne s’était imposé qu’au second tour, face à Martin Ziguélé.

Le régime de François Bozizé est un allié de la France en Afrique centrale. Paris dispose d’ailleurs de bases militaires dans son ex-colonie. La Centrafrique a connu de grandes périodes d’instabilité au cours de la dernière décennie. En 2003, le président Ange-Félix Patassé, dont le pouvoir était menacé par les militaires centrafricains, avait appelé à la rescousse les troupes du chef rebelle congolais Jean-Pierre Bemba. Celles-ci avaient alors commis des massacres et des viols à Bangui, la capitale.

L’insécurité règne encore dans une grande partie du territoire centrafricain: des rebelles ougandais de la LRA (Armée de la résistance du Seigneur) font de fréquentes incursions meurtrières dans le nord et le sud du pays.

La Centrafrique a été très médiatisée sous le règne de l’empereur Jean-Bedel Bokassa et de ses chasses présidentielles avec Valéry Giscard d’Estaing. Ex-officier de l’armée française, Bokassa a dirigé la Centrafrique de 1965 à 1979. Mais depuis près de deux décennies, cette ex-colonie française est oubliée par les médias occidentaux.

Lu sur RFI

actualités
La jeunesse égyptienne croit à la Révolution
par Slate Afrique,
le 1 février 2011
actualités
L'Afrique du Sud impressionne
par Sophie Bouillon,
le 3 février 2011
actualités
Bénin, une démocratie qui marche
par Serge Félix N'Piénikoua ,
le 2 février 2011
El Pais
Pour le prince Moulay Hicham, «le Maroc ne fera pas exception à la règle»
le 1 février 2011

Dans une interview accordée au quotidien espagnol El Pais sur la montée en puissance des contestations populaires au Maghreb, le prince Moulay Hicham —troisième prétendant à la succession du trône de Mohamed VI— pense que «le Maroc ne fera pas exception à la règle». Il explique:

«Le cours de l’histoire a déjà commencé à changer avec la chute du régime de Ben Ali, et quoiqu’il se passe en Egypte, le régime marocain ne pourra pas être maintenu tel quel.»

«Les manifestations de Tunis et du Caire ne revêtent pas de symbole religieux […] mais supposent une rupture générationnelle. De plus, les nouvelles technologies encouragent ces mouvements, et offrent un nouveau visage à la société civile dans le rejet de l’autoritarisme et de la corruption.»

C’est par sa nature même que le mouvement serait susceptible de s’étendre jusqu’au Maroc. Quelle que soit la forme de la contestation, le caractère autoritaire de la monarchie peut réveiller certaines velléités contestataires.

«Mieux vaut pratiquer l’ouverture avant que n’arrive la protestation et non après. Ainsi, le pays disposera d’une marge de manœuvre», continue Hicham. La solution? «Redynamiser la vie politique dans son contexte régional, en évitant le radicalisme.»

Même si la médiation politique du régime marocain semble plus efficace que dans les pays voisins, il n’empêche que des manifestations ont d’ores et déjà éclaté dans le pays. El Pais rapporte que les premiers rassemblements ont eu lieu dimanche 30 janvier 2011 soir à Fès et à Tanger. Dans le calme, certes, mais plusieurs centaines de personnes sont descendues dans les rues pour manifester leur soutien et leur solidarité avec les mouvements en Tunisie et en Egypte. 

A contrario, certains démentent l’idée même d’une révolution populaire au Maroc. A l’image de la ministre des Affaires étrangères espagnole, Trinidad Jiménez, qui soutient que «c’est un pays qui a commencé il y a quelques années un processus d’ouverture démocratique».

 Lu sur El Pais

El pais
GUINEE EQUATORIALE - Le président Obiang à la tête de l’Union africaine
le 1 février 2011

Reprenant EFE, l’agence de presse espagnole, El Pais explique que Teodoro Obiang, le président de la Guinée équatoriale, a été nommé le 30 janvier 2011 à la tête de l’Union africaine.

Une décision qui ne fait pas l’unanimité en Afrique. Comme le rappelle EFE, la Guinée équatoriale, cette ex-colonie espagnole qu’il dirige d’une main de fer est régulièrement épinglée par les organisations de défense des droits de l’homme.

Le fait que Teodoro Obiang se retrouve à la tête de l'Union africaine inquiète les partisans d'Alassane Ouattara, le candidat à la présidentielle ivoirienne du 28 novembre 2010 dont l'élection a été reconnue par les Nations unies et l'Union africaine. Celle-ci avait menacé en décembre 2010 d'envoyer des troupes en Côte d'Ivoire «si Laurent Gbagbo ne reconnaissait pas le verdict des urnes». Mais avec l'entrée en fonction de Teodoro Obiang cette perspective s'éloigne, car le président de la Guinée équatoriale n'est pas considéré comme un ardent défenseur de la démocratie.

D’autre part, ajoute l’agence de presse EFE, la famille du président Teodoro Obiang a souvent été accusée par des ONG d’accaparer les richesses du pays, l’un des principaux producteurs de pétrole d’Afrique noire.

Lu sur El Pais