TV5 Monde
«Les rois de Ségou», l’histoire malienne en série télé
le 2 septembre 2011

Une saga historique qui retrace l’épopée des royaumes bambara au XVIIe siècle, tel est le pari un peu fou du réalisateur Boubacar Sidibé, avec Les rois de Ségou.

Cette série de sept épisodes de 78 minutes chacun, diffusée en juillet dernier sur TV5 Monde, est désormais accessible gratuitement sur la Web TV de la chaîne francophone depuis le 2 septembre, indique RFI. La saga emmène le téléspectateur sur les pas des Bambaras, qui ont dominé la région de l’actuel Mali entre les XVIIe et XIXe siècle.

L’objectif affiché de cette production (volontairement simplifiée): «donner aux Africains la possibilité de voir à l'écran leur passé à travers une mise en scène attrayante et compréhensible pour un large public», explique le réalisateur.

C’est aussi l’occasion de faire connaître les coutumes guerrières du royaume de Ségou au-delà des frontières maliennes.

Pour écrire cette page d’histoire, il a fallu effectuer un long travail d’archives, mais aussi rencontrer plusieurs griots (poètes-musiciens africains traditionnels) et des historiens spécialisés:

«Vous savez, les thèmes de nombreuses séries africaines portent sur des idées et des réalités contemporaines. Loin de dédaigner le côté distraction et l'enrichissement intellectuel que ces séries apportent, je me sens pourtant, en tant qu'auteur africain, aussi frustré que le sont les téléspectateurs de mon continent», raconte Boubacar Sidibé.

Au fil des épisodes, on découvre les luttes de pouvoir interminables de guerriers légendaires, comme Biton Coulibaly, fondateur du royaume de Ségou, ou encore les prédictions des féticheurs qui les entourent et préparent leur vengeance…

«L'insulte ne se guérit que dans le sang. Le défi se relève même s'il est déraisonnable et si la partie est perdue d'avance», résume le réalisateur.

Le tournage, qui s’est déroulé dans la forêt classée de Tienfala, à quelques kilomètres de Bamako, la capitale, et dans le village de N’Gama, près de Ségou, a duré dix semaines, avec la participation d’environ 250 comédiens et figurants maliens. La coproduction d'ORTM (chaîne de télé généraliste publique malienne), Brico Films et Sarama Films a coûté 220 millions de francs CFA (335.000 euros).

Lu sur RFI