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Jérusalem-Est: protestation officielle de la Tunisie et manifestation
par AFP,
le 11 mai 2021

Le gouvernement tunisien a condamné mardi une "agression contre les Territoires palestiniens" menée par Israël et appelé la communauté internationale à "assumer ses responsabilités", tandis que plusieurs dizaines de manifestants ont apporté leur soutien au peuple palestinien, après des échanges de tirs meurtriers.

Au moins 28 Palestiniens et deux Israéliennes ont été tués dans la pire escalade de ces dernières années entre le mouvement islamiste Hamas --au pouvoir dans la bande de Gaza-- et l'Etat hébreu, déclenchée à la suite de violences à Jérusalem-Est.

Tunis "renouvelle ses appels à la communauté internationale pour qu'elle assume ses responsabilités face à cette injustice continue, et qu'elle fasse cesser cette agression contre les Territoires palestiniens", ont indiqué mardi les services du chef du gouvernement dans un communiqué.

En dépit du confinement lié à la pandémie de coronavirus en vigueur jusqu'à dimanche, quelques dizaines de militants de la société civile et de responsables de partis de gauche et nationalistes arabes ont manifesté jeudi devant la Kasbah, siège du gouvernement tunisien, a constaté l'AFP.

"Libérons Al-Qods" (Jérusalem en arabe), "Avec mon âme et mon sang, je défends Al-Aqsa", mosquée située dans l'enceinte de l'Esplanade des Mosquées à Jérusalem, ont notamment scandé des militants défilant contre l'"agression sioniste" et brandissant des drapeaux palestiniens.

Ils ont manifesté brièvement à l'appel du puissant syndicat UGTT, de la Ligue tunisienne de défense des droits de l'homme et de divers partis d'opposition.

"Le silence des pays arabes s'explique, car la majorité des pays arabes ont des relations directes avec l'Etat sioniste", a déclaré à l'AFP Samir Cheffi, secrétaire adjoint général de l'UGTT.

Tunis, qui siège actuellement au Conseil de sécurité de l'ONU, avait présenté avec la Norvège et la Chine un projet de déclaration réclamant "à Israël d'arrêter les activités de colonisation, de démolitions et d'expulsions" de Palestiniens, "y compris à Jérusalem-Est". Mais cette déclaration n'a pas été adoptée par le Conseil réuni en urgence lundi, en raison de l'opposition des Etats-Unis.