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Elections en Afrique du Sud: l'opposition promet de mettre fin
par AFP,
le 23 février 2019

Le principal parti d'opposition sud-africain, l'Alliance démocratique (AD), a promis de mettre un terme à la corruption qui entache l'ANC, le parti au pouvoir, en lançant samedi son manifeste en vue des élections législatives prévues en mai.

"Nos dirigeants se sont rendu compte qu'ils pouvaient faire de l'argent avec n'importe quel travail, n'importe quel contrat", a lancé le dirigeant de l'AD, Mmusi Maimane, devant plusieurs milliers de personnes rassemblées dans un stade de Johannesburg.

L'existence d'une corruption endémique au sein du Congrès national africain (ANC), le parti de Nelson Mandela au pouvoir depuis la fin de l'apartheid en 1994, a été évoquée dans deux enquêtes judiciaires sur la corruption dans les milieux officiels.

"Cela a signifié une vie meilleure pour quelques-uns (...) et ils ont oublié les autres. Tandis que trop de gens, dans notre peuple, n'avaient pas d'eau, quelques-uns buvaient le meilleur des champagnes", a lancé M. Maimane, vêtu d'un costume bleu, la couleur de son parti. "Ceux qui ont commencé comme des libérateurs ont fini en spoliant notre peuple".

"Je veux dire à tous les politiciens: si vous êtes corrompus, vous pouvez vous attendre à passer 15 ans en prison", a-t-il assuré. "Je vais créer une unité anti-corruption composée à la fois de procureurs et d'enquêteurs spécialisés", a-t-il promis.

"Nous avons besoin de changement et nous en avons besoin maintenant. (La situation actuelle) n'est pas le changement dont parlait mon père", a ajouté M. Maimane.

Des milliers de partisans de l'Alliance démocratique, vêtus de bleu, s'étaient rassemblés au Rand Stadium de Johannesburg, et ont attendu des heures sous un soleil de plomb que le leader de l'AD prenne la parole.

Lors des dernières élections, en 2014, l'AD avait remporté 22% des suffrages, ce qui lui a assuré 89 sièges au Parlement et a fait d'elle le principal parti de l'opposition.

Elle espère améliorer ce score le 8 mai prochain mais pourrait être confrontée à des partis d'opposition plus petits.

Malgré le marasme économique et les scandales de corruption qui l'éclaboussent, l'ANC est donné largement favori des élections générales du 8 mai.

Le président Cyril Ramaphosa, qui tient son mandat des députés, devrait être reconduit dans ses fonctions.